Ukiyo.e (Estampe 2.0) | EXCALIBUR

Nouvelles œuvres disponibles – Mai 2026

En pixels, Tokyo devient un terrain de jeu potentiel pour le gaming. On appelle cela Ukiyo.e

Ces œuvres constituent une série de paysages modernes réalisés selon la technique du Dot-e (pixel art), autrefois utilisée dans les jeux vidéo. Elle s’inspire des estampes traditionnelles Ukiyo-e Cent vues célèbres d’Edo d’Hiroshige Utagawa. Reproduisant les lieux tels qu’ils étaient représentés à l’époque, elles tissent des scènes de la vie quotidienne dans une symbiose entre modernité et traditions, entre réalité et virtualité.

EXCALIBUR retourne sur les mêmes lieux qu’Hiroshige a peints au XIXe siècle, et les redessine en pixel art tels qu’ils sont aujourd’hui. Pas une réinterprétation abstraite, une confrontation directe entre deux époques, dans la même composition. La série est imprimée en UV à l’encre pigmentée sur papier argenté, en une dizaine de couches superposées, ce qui crée un relief sur les pixels, donnant à chaque œuvre une présence tactile inattendue. 

EXCALIBUR est un duo d’artistes japonais dont la pratique se situe au croisement de l’art traditionnel, de la culture pop et des technologies numériques. Leur travail part d’un constat simple : les images qui ont marqué une époque — estampes d’Edo, couvertures de manga, décors de jeux vidéo — parlent à des générations entières, souvent sans qu’on puisse vraiment expliquer pourquoi. C’est ce langage commun qu’ils explorent et réactivent.

Le pixel art n’est pas pour eux un effet de style ou un clin d’œil rétro, mais une technique avec sa propre logique — finalement pas si éloignée de celle de l’estampe japonaise traditionnelle. EXCALIBUR a exposé au Japon, en Asie et en Europe, notamment à Paris en 2021 et 2024, ainsi que sur des foires internationales. Leur travail est représenté en exclusivité par Sato Gallery.

Les nouvelles œuvres sont disponibles dans notre boutique en ligne.
https://sato.art/store/

Format: 309 × 216 mm Medium: Pigmented ink on silver paper

À propos des œuvres

Asakusa Kinryuzan Gin

Reprend la 99e estampe d’Hiroshige représentant le temple Sensoji. À l’époque, une pagode en bois à cinq étages se dressait derrière les portes, sur la droite. Elle a brûlé plusieurs fois, été reconstruite en béton, déplacée sur la gauche. Excalibur utilise exactement la même composition — et laisse le temps parler tout seul.

 Tsuki no usagi Gin 

Part de la 82e vue d’Hiroshige, “Le Cap de la Lune”. Excalibur la réinterprète non pas comme un paysage, mais comme la scène d’un jeu vidéo : on reconnaît la salle d’arcade fictive “Crown” de Sailor Moon, avec en arrière-plan la silhouette de Luna la chatte et la Tour de Tokyo au loin. Le titre est un jeu de mots sur le nom de l’héroïne, Usagi Tsukino. Une œuvre qui parle à plusieurs générations à la fois.

 De Notre-Dame Gin 

Sort du cadre japonais pour explorer une autre boucle historique. Au XIXe siècle, le japonisme avait profondément influencé les artistes occidentaux — dont le peintre français Henri Rivière, qui s’inspira des Trente-six Vues du Mont Fuji de Hokusai pour créer ses Trente-six Vues de la Tour Eiffel. Excalibur reprend l’une de ces vues, celle de Notre-Dame, et la transpose en pixel art. L’œuvre a été réalisée en 2024, au moment de la réouverture de la cathédrale — et coïncidait avec l’exposition solo d’Excalibur à Paris. Les fumées de cheminée de l’époque de Rivière ? Remplacées par un avion qui traverse un ciel inchangé.