private view | Takeru Amano

20 – 22 FÉVRIER 2026

La galerie Sato présente les nouvelles œuvres de Takeru Amano, figure centrale de cette présentation privée.

Takeru Amano revisite ses figures iconiques avec une énergie renouvelée, où la Vénus et les motifs floraux s’inscrivent dans des compositions vibrantes et en mouvement. Loin de toute frontalité, ses peintures se construisent dans un équilibre instable, porté par une maîtrise subtile du rythme et de la composition. La lumière et l’ombre, travaillées comme de véritables matières, sculptent les corps et les espaces, créant une tension presque théâtrale. Entre sensualité et retenue, cette nouvelle série affirme une peinture mature, à la fois puissante et élégante, où la figure classique devient le terrain d’une expression résolument contemporaine.

Cette présentation est accompagnée pour la première fois à Paris par les œuvres de Minami Yoshida et Takuya Yoshida, dont les pratiques, bien que distinctes, dialoguent autour de l’intime et de la mémoire.
Chez Minami Yoshida, la céramique devient un espace de soin et de protection. Ses sculptures évoquent l’abri, le geste protecteur, la prière silencieuse. La matière, fragile et sensible, porte une dimension presque rituelle, où le corps et l’émotion se confondent.
Takuya Yoshida, quant à lui, développe une peinture de la sensation et du souvenir. Par un travail de strates, de touches retenues et de couleurs diffuses, il capte des états émotionnels suspendus, entre douceur apparente et profondeur mélancolique. Ses œuvres ne racontent pas, elles suggèrent, laissant au spectateur un espace de projection intime.

Les œuvres de Mathilde Danglade prolongent cette attention portée à la matière et au temps par le textile et le collage. À travers des assemblages de tissus, des patchworks cousus et recomposés, elle crée des surfaces sensibles, presque corporelles, où chaque fragment conserve la trace d’un usage, d’un passé. Son travail évoque la reconstruction, la mémoire du corps et une forme de réparation silencieuse.

Enfin, Suitou Nakatsuka présente des œuvres nées d’un mot, d’un kanji, d’une pensée initiale transformée en forme contemporaine. Issu d’une formation en calligraphie, son travail s’en détache pour évoluer vers une écriture picturale abstraite, où le geste, le rythme et la respiration prennent le pas sur le sens littéral. Chaque pièce s’inscrit dans un dialogue entre tradition et abstraction, proposant une lecture visuelle et méditative de la philosophie japonaise, où l’écriture devient matière.

Exposition
Du 20 au 22 février- 11h/19h

Vernissage
Jeudi 19 février, de 17h à 21h

Galerie Sato
58 rue Charlot, 75003 Paris

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